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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 13:05
    Pour le plaisir, une petite perle entendue ce matin en cours particulier de français (à un élève de CM2, K., et un élève de CE2, A.)

K. demande à A. : Alors, c'est quoi un adjectif qualificatif ?

A. : Ben c'est comme au foot... Tu joues et tu te qualifies...



Par Genn - Publié dans : Perles
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 15:15

UNE TRES BONNE ANNEE 2007 !

Et puisqu'on n'a pas encore de neige, en voilà un peu pour compenser...

 


Par Genn - Publié dans : Divers
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 12:26

   


    « Au milieu de la nuit, j'ai réussi à fermer l'oeil. Une sensation de détente a parcouru mon corps moulu et un noir accueillant, apaisant, délassant, m'a enveloppée alors que je sombrai dans le sommeil. Et puis tout à coup, ce noir a eu quelque chose d'effrayant, d'agressif... de sombre. Comme si quelque chose, tapi dans un coin de mon cerveau (ou de mon appartement ?), n'attendait que l'occasion de me sauter à la gorge. J'ai eu la sensation que le temps s'arrêtait, qu'il ne redémarrerait que lorsque l'un de nous deux, de la chose ou de moi, ferait un geste. Mentalement, j'ai tourné sur moi-même, cherchant à localiser la chose mais il m'a semblé que quoique je fasse, elle était toujours dans mon dos.

    Un cri a déchiré les ténèbres. Du coin de l'oeil, j'ai perçu un mouvement brusque. Répété. Un gémissement. Ou un sanglot ? Un éclat de voix. Affolée, je me suis mise à tourner sur moi-même de plus en plus vite, cherchant à savoir d'où venaient ces bruits. J'avais l'impression que la chose riait et se moquait de moi. Avec une voix d'enfant. Les gémissements ont repris. Non, c'était bel et bien des sanglots. Je me suis approchée d'eux et j'ai aperçu un homme, la main levée, menaçante, courbé au dessus de quelque chose. Une jeune femme. Non, une petite fille. Moi ?

    Je me suis réveillée en sursaut. A partir de ce moment là, le sommeil n'a plus daigné me rendre visite. »

Par Genn - Publié dans : Nouvelles et contes
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 22:25

 



    « Elle n'a d'abord pas voulu que je me lève, préférant attendre les secours pour être sûre que je n'avais rien de sérieux, mais à part un léger mal de crâne je me sentais bien et il était hors de question que je reste ainsi allongée alors que je venais d'être cambriolée. Et je suis bien plus entêtée que cette pauvre Natacha. En attendant la police, elle et moi on a fait le tour de mon appartement et constaté les dégats. Ils avaient pris à peu près tout ce qui avait de la valeur, prenant bien soin de tout fouiller pour ne rien laisser échapper, et je pouvais d'hors et déjà faire une croix sur l'idée de porter un jour les bijoux de ma mère. Fort heureusement, je garde très peu d'argent chez moi, mais il allait me falloir plusieurs jours pour tout remettre en état. Je crois que c'est uniquement la présence de Natacha, à ce moment là, qui m'a convaincue de retenir mes larmes. Je ne suis pas spécialement attachée aux objets, mais voir mon appartement dévasté m'a fait repenser à la désapprobation de ma mère quand je leur ai appris mon intention de quitter la maison, et la scène qui a suivi.

    Je passerai sur l'arrivée de la police et des secours. Je n'avais, comme je l'avais supposé, rien de grave et ils m'ont soignée sur place. Dans l'immeuble, les voisins n'étaient pas présents au moment où les cambrioleurs ont opéré, et personne n'avait rien entendu. Ils ne sont pas parvenu pas à trancher s'ils étaient encore là quand je suis arrivée, s'ils m'ont assommée ou si je me suis évanouie et blessée en tombant. Pas vraiment fructueux. Et moi, je n'avais plus qu'à mettre de l'ordre dans ce qu'il restait de mes affaires. Natacha est restée pour m'aider, ce qui était vraiment très gentil à elle ; mais à moments j'aurai préféré qu'elle ne soit pas là pour pouvoir me débarasser de cette boule qui m'obstruait la gorge. Et finalement, j'ai passé la soirée à ranger mon appartement avec mon adorable voisine au lieu d'inviter des amies.


    Le soir venu, j'ai senti qu'une étrange appréhension me nouait la gorge au moment de pousser le verrou. La serrure devait être changée le lendemain et je n'avais que ce verrou, qui m'avait suffi jusqu'alors mais que je trouvai maintenant bien frêle, à mettre entre moi et le monde extérieur. Une voix en moi m'a ordonné de pousser légèrement la commode de l'entrée, de manière à ce qu'elle obstrue la porte. Ce n'était pas grand chose, quelques dizaines de centimètres devraient suffire... Quelques dizaines de centimètres pour ma tranquillité d'esprit, pour dormir en paix. Mais j'ai refoulé cette voix, comme j'ai refusé d'aller dormir chez Natacha. Pousser cette commode devant ma porte ou fuir la solitude de mon appartement, ç'aurait été donner prise à mes peurs et leur accorder un droit de séjour chez moi, et cela je le refuse. Evidemment, j'ai très mal dormi. Ce que je peux être entêtée, parfois. »


Par Genn - Publié dans : Nouvelles et contes
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Mardi 26 décembre 2006 2 26 /12 /Déc /2006 12:29
    Voilà le début d'une nouvelle que j'ai écrite récemment et que je publierai petit à petit.
Elle a pour titre :

Mariam




   " La nuit commençait à peine de tomber lorsque je suis sortie du travail. Ce soir, le docteur Leferret avait décidé de fermer son cabinet plus tôt pour préparer son départ en congrès, et par conséquent de me laisser partir deux heures plus tôt. Je comptais en profiter pour faire quelques courses mais en passant la porte du cabinet, le froid hivernal m'a mordue si méchamment que j'en ai perdu toute volonté. Au diable les courses, je n'avais plus qu'une envie : rentrer chez moi, me préparer un café, pousser le chauffage et peut-être inviter quelques amies à venir partager ma longue soirée ! J'ai passé le trajet à me maudire pour avoir oublié mes gants et le moment où j'ai refermé la porte de l'immeuble derrière moi a peut-être été mon premier plaisir de la journée. Mon appartement se trouve au troisième étage mais j'ai pris l'habitude, en montant, de m'arrêter au deuxième étage pour saluer ma voisine, aussi l'ascenseur reste un luxe que je ne m'accorde pas souvent. Aujourd'hui n'a pas fait exception à la règle et ce n'est qu'en arrivant au deuxième étage que je me suis rappelée de mon avance. Natacha, ma voisine et meilleure amie, ne devait pas encore être chez elle. C'est peut-être à ce moment-là que j'ai pensé qu'il y avait quelque chose d'anormal, de pas comme d'habitude. J'ai monté les dernières marches à la hâte, pressée que j'étais de retrouver mon chez moi.

    La porte était entrouverte et mon coeur a fait un bond dans ma poitrine. Je ne me suis pas posé la question. Je ne suis pas quelqu'un de stressé et je ne nie pas que j'aurai pu oublier de fermer ma porte à clé. Mais de là à la laisser entrebaillée...

    J'ai essayé de calmer les battements de mon coeur et me suis efforcée de contrôler ce réflexe inconscient et nuisible de retenir sa respiration, puis je me suis approchée et ai poussé doucement la porte. L'entrée ne présageait rien de bon. Des manteaux gisaient au sol, les bras en croix, les poches retournées. On aurait dit des cadavres. J'ai fait un pas à l'intérieur et me suis mordue la lèvre inférieure. Une latte du plancher, sous mon pied, avait protesté. Et s'ils étaient toujours là ? Une odeur âcre agressa mes narines. Un grincement sinistre...

    C'est tout ce dont je me souviens. J'ai beau faire tous les efforts possibles, mes derniers souvenirs consistent en une odeur inhabituelle et un bruit indéfinissable. Après, ce n'est pas le flou, non. C'est le néant, les ténèbres, le vide. Jusqu'à ce que me réveille nez à nez avec un air angoissé. L'air angoissé de ma voisine du dessous qui, n'ayant pas eu droit à ma salutation quotidienne, était venue aux nouvelles et m'avait trouvée inanimée au milieu d'un tas de manteaux. Elle, ce n'étaient pas les manteaux qu'elle avait pris pour des cadavres. Il faut dire qu'un filet de sang s'écoulait de ma tempe... J'ai cru qu'elle allait pleurer quand j'ai ouvert les yeux. Apparemment, j'étais restée inconsciente très longtemps ! "

Par Genn - Publié dans : Nouvelles et contes
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